La Minute du Coach
L’état le plus propice au bonheur

L’état le plus propice au bonheur

June 10, 2021

Sud Radio, la minute du COACH !

 

Pablo:  Bonjour, Fabian.

 

Fabian:  Bonjour, Pablo.

 

Pablo: Quel est l’état le plus propice au bonheur ? Telle est la question à laquelle

tu vas tenter de répondre, mais tu as réponse à tout.

Pratiquement tout.

 

Fabian : Non, je n’ai pas réponse à tout.

 

Pablo: Tu donnes des clés.

 

Fabian : Je propose des pistes. Après chacun est libre d’acheter ou de ne pas acheter, mais à contrario, je propose surtout d’exercer son libre arbitre, son libre examen, et de ne pas prendre

pour argent comptant ce que je peux raconter, ou ce que d’autres peuvent raconter.

Non, non ! Surtout, lisez. Informez-vous et souvenez-vous.

Socrate l’aurait dit bien mieux que moi, que la vérité lui vient de la multiplicité des points de vue.

En l’occurrence, nous allons parler du “flow”.

 

Pablo : Du flow qui me fait penser au tempo. 

 

Fabian : Eh bien, oui ! Il y a de ça ! Et c’est le “flow” qui...

 

Pablo : Le rythme ! Oui !

 

Fabian : Et c’est le “flow” qui me permet de ne plus travailler.  Depuis longtemps, je ne travaille plus du tout. Ça ne veut pas dire que je n’exerce pas un métier, ce qui est le cas.

Mais je ne travaille plus, au sens péjoratif du terme, puisqu’on le sait : le mot travail n’est que péjorativement connoté. Et chacun le sait désormais : C’est Comte-Sponville qui, le premier, a mis ça sur la place publique. Le mot travail vient du bas latin “tripalium”, qui est un instrument de torture.

Soit, il y a trois critères.

Trois critères pour être dans le “flow”. Que les sportifs nommeront probablement “la zone”, où qu’on peut requalifier d’état de grâce.

Le premier critère : c’est d’abord un but. Quand vous avez un but, ça donne du sens. Alors, certains trouveront le sens. Moi, je donne du sens. Cela dépend, bien sûr, de vos convictions

morales, philosophiques, religieuses. Mais quoi qu’il en soit,

ayez un but. Le tennismen a un but. Quand il frappe un coup, il a un but.

Deuxième critère : soyez autonome. Contrôlez vos actions. Le tennismen, je reprends cet exemple, il contrôle chacune de ses actions.

Et le troisième critère : la maîtrise.  Le tennismen, je parlais de Roger Federer, qui est un joueur et un homme que j’admire profondément, 

 

Pablo : Tu n’es pas le seul...

 

Fabian : Je m’en réjouis. Il a la maîtrise, et il peut progresser.

Avez-vous un but ?

Êtes-vous autonome par rapport à vos actions ? Est-ce que vous les contrôlez ? Est-ce que vous avez acquis la maîtrise de votre “art” ?

Et est-ce que cette maîtrise, vous la remettez en question pour progresser encore et encore ?

Vous serez dans le “flow” quand vous serez complètement immergé dans votre activité, comme nous le sommes tous les deux maintenant, cher Pablo. Vous serez dans le “flow” quand vous serez complètement focalisé, comme nous le sommes maintenant, cher Pablo.

Vous serez dans le “flow” quand vous serez concentré, et nous le sommes aussi, cher Pablo.

Et dans ce cas, la motivation intrinsèque sera maximale.

On parle de motivation extrinsèque, si je te dis : “Voilà, tu vas avoir un meilleur salaire.”, c’est extrinsèque. Ici, c’est intrinsèque, ça part de l’intérieur.

Et il y a donc huit caractéristiques, et j’en terminerai par là.

  1. Il faut une action, un objectif clair. Je vais décocher ce coup droit, longue ligne, pour mettre mon adversaire hors de portée de la balle.
  2. Un feedback immédiat. Si ma balle frappe la bande du filet, elle revient de mon côté, mais le feedback est immédiat. Il n’est pas très agréable, mais il est bien immédiat.
  3. Un équilibre entre la difficulté de l’activité et les compétences de la personne. C’est-à-dire que si Djokovic joue contre moi ou Federer, pour le réciter, il n’y aura pas de “flow”, parce que je ne serai pas à la hauteur.

 

Pablo : Je ne pourrai pas...

 

Fabian :Qui sait… Il faudrait que je boive beaucoup d’alcool. Comme j’en ai jamais bu, ça peut donner un cocktail détonant.

4ème caractéristique : l’hyperconcentration.

Et 5ème, elle est intéressante aussi celle-là : c’est que vos frustrations de la vie quotidienne s’effacent. Vous êtes tellement concentré,

focalisé, tellement...

 

Pablo : Qu’on oublie !

 

Fabian : ... à ce que vous faites, que vous oubliez tout le reste.

  1. Vous avez une sensation de contrôle de soi, et une sensation de contrôle de l’environnement.
  2. Vous perdez même le sentiment de la conscience de soi. Vous êtes dans un ailleurs. Vous êtes hors du temps et de l’espace, presque.

Et 8. Puisque je parlais du temps, il y a une distorsion de la perception du temps. Quand vous êtes dans le “flow”, peut-être ça dure trois heures ce match de tennis, mais pour vous, ça aura pris dix minutes. Quelques minutes pour moi pour vous expliquer cela, et espérer vivement que vous puissiez vous connecter à cet état, et donc voler avec les Aigles.

 

Merci beaucoup, Fabian.

 

Très belle journée !

Etes-vous un aigle ou une girouette ?

Etes-vous un aigle ou une girouette ?

June 3, 2021

Sud Radio, la minute du COACH !

 

Pablo: Salut, Fabian.

 

Fabian:  Salut, Pablo.

 

Fabian :  Quelle est la différence entre un aigle et une girouette ?

C’est bien ce que j’entends, vous vous dévoilez ce matin.

Il s’avère que lors d’une précédente minute du COACH, j’ai proposé aux auditeurs

de devenir stratège.  Et mieux, visionnaire.

Et lors d’autres minutes du COACH, nous avons tous les deux abordé la notion même d’assertivité, ou encore, affirmation de soi. L’affirmation de soi,  c’est la capacité à prendre sa place. Pas prendre toute la place, auquel cas nous serions agressifs. Pas se gommer du paysage, auquel cas nous serions passifs. Et la personne qui manque d’assurance, qui manque d’assertivité, elle aura, par exemple, tendance à dire OUI aux “desiderata” des autres. Et à renoncer à ses propres“desiderata”, simplement, parce que, le plus souvent, elle n’y aura même pas songé. Or, si j’établis la jonction entre la minute du COACH qui concerne l’assertivité, et la minute du COACH qui concerne la vision, je me rends compte que plus j’ai une vision à long terme, très long terme, j’avais parlé de 40 ans, plus j’ai une vision à long terme de ma vie, plus je me vois loin, et plus clair je me vois devenir.

C’est-à-dire, est-ce que j’ai une vision précise de : Où je serai ? Qui je serai ? Avec qui je serai dans 30 ou 40 ans ? Plus donc je sais où je vais, plus il m’est facile au quotidien de dire OUI ou NON aux différentes sollicitations.

Si Pierre, Paul, Jacques me propose une direction qui est aux antipodes de ma vision, je peux dire à Pierre, Paul, Jacques… Non !

C’est très sympathique de ta part, mais non. Parce que toi, tu vas par là, et moi je vais dans cette direction. Et c’est une dimension qu’on omet très souvent : La vision à long terme permet plus d’assurance, plus d’affirmation de soi.

Alors, choisissez.

Soit vous n’avez pas de vision.

Vous manquez d’assertivité.

Vous êtes une girouette.

Soit vous volez avec les Aigles.

Etes-vous le stratège de votre vie ?

Etes-vous le stratège de votre vie ?

May 27, 2021

Sud Radio, la minute du COACH !

 

Pablo:  Bonjour, Fabian.

 

Fabian : Bonjour, Pablo.

 

Pablo: Bienvenue sur Sud Radio pour cette nouvelle minute du COACH, consacrée à la stratégie. Alors, êtes-vous le stratège de votre propre vie ? Ou pas ?

 

Fabian : Ou pas ?

Le plus souvent, c’est davantage un “ou pas”. Pourquoi ?

Parce qu’on va vers la mort, et on n’est pas aspiré par une vision.

Le stratège, c’est d’abord un visionnaire.

Et un visionnaire, je vais vous en donner deux définitions. Une, un peu plus particulière,

qui demande davantage d’efforts intellectuels,  et une beaucoup plus immédiate.

La version particulière : le visionnaire voit le futur, le ramène au présent et le traite immédiatement. Il voit le futur. Il le ramène au présent. Il le traite immédiatement.

Ou encore, la version plus douce, plus légère : le visionnaire voit ce qui n’existe pas encore.

Le visionnaire comme Walt Disney, 

 

Pablo : Ou bien Jules Verne ?

 

Fabian : Par exemple. Ou Jules Verne ou Hergé qui était un très, très grand visionnaire.

Et ce que je constate autour de moi, mais aussi chez moi, c’est que je vais consommer les jours, parcourir les heures, mais pas forcément avoir une vision de mon devenir à long terme.

Or, les grands bâtisseurs, je parle du business, mais fatalement, si ça fonctionne dans le business, ça fonctionne dans la vie. C’est un principe, ce dont je parle ici. J’évoque un principe.

Qui dit principe dit cause première, donc je ne suis pas en train d’évoquer des techniques, des tactiques, mais bien des principes.

Ce qui fonctionne pour l’entreprise fonctionne évidemment pour l’individu.

En tant qu’entrepreneur, tu te dois d’avoir une vision à 20, 30, 40 ans la plus précise, la plus concrète possible.

C’est obligatoire sinon on coule.

Sinon tu as une entreprise qui vivote, mais tu ne construis pas un empire.

Et si vous voulez VOUS construire un empire de votre vie, quelle est votre vision

à 40 ans précisément ? Vous serez où ? Avec qui ? Vous ferez quoi ? Vous gagnerez combien ? Vous respirerez quel air ?

Et cette vision, vous n’allez pas vers elle. C’est ELLE qui vous aspire. Dans la mesure où j’ai évoqué le mot de “stratégie”, il convient de savoir de quoi on parle. C’est quoi la stratégie ?La tactique, c’est ce que vous faites au quotidien.

La stratégie, c’est ce que vous faites, parce que vous voulez franchir des caps.

Et attention !

Ce qui vous a permis d’arriver ici, la stratégie qui vous a permis d’arriver à ce cap-ci, n’est clairement pas celle qui vous permettra d’arriver à un autre cap.

Je prends un exemple simple : une équipe de football qui est en 3ème division, pour passer en 2ème division, elle devra recourir à une certaine stratégie.

Mais quand elle arrivera en 1ère division,  en Belgique, si je me trompe, on parle de Jupiler League, je trouve ça infâme, mais soit...

Décidément, la publicité est partout...

Eh bien, pour passer de 2ème en 1ère division, une autre stratégie s’imposera.

 

Pablo : Il faudra tout changer. 

 

Fabian : Oui ! Déjà le stade ne sera plus adapté. Il faudra d’autres joueurs. Ça va aller beaucoup plus vite. Il faudra un autre staff,  un autre entraîneur, etc...

Et donc, il faut bien comprendre ça : quand j’arrive à un plafond, je dois changer de stratégie.

Faire plus de la même chose m’emmènera à avoir plus du même résultat.

C’est complètement stérile, et ça exige de la lucidité, de l’intelligence, de la prise de distance, de recul. Et tiens !

Quel est l’oiseau qui incarne le mieux cette prise de recul, de distance ?

L’aigle, pardi.

Bon Vol avec lui.

Pourquoi la plupart des adultes stagnent ?

Pourquoi la plupart des adultes stagnent ?

May 20, 2021

Sud Radio, la minute du COACH !

Pablo : Ravi de te recevoir pour une nouvelle minute du COACH sur Sud Radio.

Comment vas-tu, Fabian ?

 

Fabian : Je vais très, très bien, cher Pablo. Et moi aussi, je suis ravi. J’adore ce moment.

 

Pablo:  Et merci de partager avec nos fidèles auditeurs. Pourquoi la plupart des adultes stagnent-ils ?

 

Fabian:  C’est une excellente question.

Et j’ai eu la réponse ou, en tout cas, un début de réponse de l’un de mes mentors, une légende vivante du marketing, Jay Abraham, qui nous expliquait que, quand tu es enfant, tu es pris par la main par tes parents, encadré par tes parents, puis-je dire, coaché par tes parents.

Tu vas alors accomplir de grandes choses. Tu vas apprendre à marcher, à courir, à te laver. Tu vas aller à l’école. Et à l’école, tu seras aussi encadré et élevé.

On t’appellera d’ailleurs “un élève”. Et puis, tu iras à la grande école. Et puis, à la plus grande école. Et peut-être même à l’université. Et durant toutes ces années, tu continueras de grandir,

de t’épanouir...

D’évoluer...

... de t’élever, d’évoluer.

Et puis soudain, tu stagnes. Pour quelle raison ?

Parce que tu n’as plus de mentor. Tu n’as plus de coach. Tu n’as plus de formateur. Tu n’as plus d’enseignant. Et ce qui permet à certains adultes de poursuivre cette progression jusqu’à leur souffle ultime, c’est bien parce qu’ils se forment continuellement. Parce qu’ils ne s’enferment pas dans des certitudes.  Ils continuent de les remettre en question, de remettre leurs propres convictions en question.

Ils préservent leur âme d’enfant. Ils préservent l’émerveillement. Je vous encourage donc tous

à continuer de vous former, à choisir vos mentors et à vous émerveiller. Tenter plus.

 

Bon Vol avec les Aigles.

Comment devenir libre financièrement ?

Comment devenir libre financièrement ?

May 13, 2021

Sud Radio, la minute du COACH !

 

Pablo: Bonjour, Fabian.

 

Fabian: Bonjour, Pablo.

 

Pablo : Tu es là pour nous aider à trouver des réponses à certaines questions.

Et celle de la minute du COACH de ce jour, c’est : Comment devenir libre financièrement ?

 

Fabian: Eh oui, parlons de la richesse. Parlons de l’argent. Le sujet tabou par excellence.

 

Pablo : Tabou !  Le sujet tabou par excellence, surtout dans nos contrées, où quand quelqu’un a des moyens, il est le plus souvent vivement critiqué. Fatalement, il a commis des choses peu à même pour y arriver. Et je trouve ça assez déplorable la façon dont la plupart de nos concitoyens envisagent l’argent, leur paradigme par rapport à l’argent, leur angle de vue. Et souvent, cela les dédouane d’être riche. À partir du moment où tu considères que l’argent, c’est sale, bien évidemment, il vaut mieux ne pas trop en avoir. 

Moi, je me souviens, quand j’étais enfant, et qu’on nous donnait notre dringuelle, le premier de l’an, par exemple, eh bien, la dringuelle, on la donnait sur le “pas del porte”,  comme on dit chez nous, et on te la donnait en catimini. Donc la main était fermée sur le billet, et on te donnait ça comme si c’était un maléfice. C’était vraiment très,  très interpellant.

Du moins, je m’en suis rendu compte des années plus tard, parce qu’à l’époque, je trouvais ça normal comme attitude, puisque je n’avais accès qu’à cette seule attitude. Aujourd’hui, j’ai heureusement mûri, et je pense que nous avons tous droit à la richesse,  à une forme d’abondance.

Seulement, voilà !

La différence entre les personnes qui gagnent beaucoup d’argent et toutes les autres, c’est que les premières savent comment s’y prendre. Aujourd’hui, je vous propose un écosystème en cinq éléments. Cinq éléments qui vont constituer l’écosystème de votre richesse.

Le premier élément : c’est la gestion. L’argent, c’est un système. En tout point, il faut un système pour gérer son argent. J’ai appris ça avec Anne Wilson, qui est une spécialiste de la question. Et vous devez savoir ce que cet argent doit faire pour vous. Chaque centime doit être

alloué à une tâche. Exercice que je pense avoir déjà proposé. Si vous ne savez pas où partent vos deniers, je vous invite à tenir un journal de bord, trois jours, une semaine, un mois, et à noter chacune de vos dépenses. Systématiquement chacune.

Il y a deux vertus à cela : la première, c’est que sachant que vous allez rédiger chacune des dépenses, vous serez sûrement tenté de dépenser moins. Et puis, en fin de mois, de semaine, par exemple, vous pourrez analyser exactement où l’argent part, et où vous pourrez éventuellement rectifier le tir. 

Alors, quand je dis que chaque centime doit être alloué à une tâche : 10% aux investissements. C’est une somme à calculer, et que vous devez vous verser en premier.

Souviens-toi, Pablo, j’avais déjà dit à ce même micro que les gens riches, ils se paient en premier.

10%, vous l’économisez pour le consommer plus tard.

10% pour votre croissance. Vos formations. Parce qu’il faut se former de manière continuelle. Vos coachings, si vous voulez être coaché. Vos livres, par exemple. Car la lecture est aussi

une source d’enrichissement. Sûrement la première.

10% pour la joie. N’oublions pas l’amusement. Il faut également un budget pour s’amuser. Et puis, 55% pour les besoins du quotidien. 

Enfin, 5% de contribution. Il y a toujours assez pour soi. Il est important de contribuer pour les autres.

 

Le deuxième élément de l’écosystème : c’est la création d’actifs. Vous gardez de l’argent

pour investir. Si vous n’avez pas d’actif, un immeuble, par exemple, il n’y aura pas de liberté.

 

Le troisième élément de l’écosystème : c’est de comprendre et de gérer la dette. Trois types de dettes. La mauvaise dette :tous les prêts à la consommation. Débarrassez-vous en au plus vite.

La dette neutre : par exemple, l’emprunt de votre maison.

Et la dette qui crée de la croissance : Quand vous empruntez pour obtenir un retour sur investissement, par exemple, un bien immobilier, c’est une dette qui crée de la croissance.

 

Enfin, quatrième élément : sécurité et protection. Assurez-vous que tout est là au niveau de la base de cette pyramide. Autrement dit, est-ce que vous avez un toit ? Est-ce que vous avez

suffisamment de nourriture ? Est-ce que vous avez un tampon de trésorerie pour les trois, six mois à venir, au cas où il y aurait un imprévu ? Est-ce que vous avez des assurances-vie,

des épargne-pension ? 

 

Mais quand vous serez financièrement libre, vous n’en aurez plus besoin.

 

Je termine avec un Mantra : la richesse, c’est un état d’esprit.

C’est d’abord un état d’esprit. Et si vous avez décidé de rester pauvre, vous resterez pauvre.

Si vous choisissez de devenir riche, croyez-moi, c’est à la portée de n’importe qui. Il ne faut pas être sorti d’une grande école. Il ne faut pas être surdiplômé. Il ne faut même pas être nécessairement plus intelligent que la moyenne. Il faut se créer un système.

Et on vole alors avec les Aigles.

 

Pablo: Fabian, merci.

 

Comment Lucas est-il sorti plus fort de la tempête ?

Comment Lucas est-il sorti plus fort de la tempête ?

May 6, 2021

Sud Radio, la minute du COACH !

 

David: Bonjour, Fabian. Heureux de te retrouver pour un nouveau numéro de la minute du COACH sur Sud Radio. Tu es là pour donner des clés aux auditeurs et aux auditrices qui nous écoutent fidèlement depuis de nombreux mois, et quelques années maintenant.

Alors, comment sortir plus fort d’une tempête ? Tu vas prendre l’exemple d’un de

tes amis qui se prénomme Lucas.

Fabian:  Oui, qui se reconnaîtra, et que d’autres reconnaîtront.

Lucas, quand la crise de la COVID-19 frappe, il est l’un des premiers impactés.

À l’époque, il organise des évènements de très, très haut niveau, des concerts de plus

de 12 000 personnes…

 

D: Il travaille dans le domaine culturel.

 

F: Voilà, dans le domaine de l’événementiel. Et c’est ce domaine-là qui est impacté en premier lieu. Donc, il y produit de très grands artistes extrêmement connus. Et c’est aussi le premier qui va me tenir informé.

Il est à Paris et il me dit : “Fabian, il se passe des choses.”

Et il organise, quelques jours plus tard, un grand, grand concert, et on lui dit : “Non, ce ne sera pas 12 000 personnes, mais seulement 5 000.” Et puis, on lui dit : “Finalement, on ne peut pas l’organiser du tout.”

Et cela fait un an qu’il est à l’arrêt, comme de très, très nombreuses personnes.

S’en est suivi un tsunami d’ennuis, bien sûr, puisque plus aucune rentrée,et c’est un désastre.

On parle beaucoup de ce qui se passe dans les hôpitaux, on parle un peu de ce qui se passe

dans le chef des entrepreneurs, des indépendants, mais beaucoup trop peu, faut-il le dire.

Les dégâts sont colossaux, mais absolument colossaux.

Et j’ai vu mon ami plonger.

Et dans ces cas-là, tu peux tendre toutes les mains que tu veux, encore faut-il que la personne

soit apte à la saisir.

C’était très, très troublant de se sentir impuissant comme ça à ses côtés.

Mais Lucas, il a une force. Il a une force absolument inouïe.

Il est résilient. La résilience, c’est la capacité à rebondir.

Je vous invite notamment à lire l’excellent livre de Boris Cyrulnik : “Sauve-toi, la vie t’appelle.”

Il en a écrit plein d’autres qui sont tout aussi excellents.

Et Lucas, et c’est ça que je trouve intéressant, que j’ai envie de partager avec les auditeurs, il va recommencer à vivre. Il va élaborer sa propre reconstruction en commençant par le corps.

Sûrement est-il inspiré par ce proverbe indien : “Prends soin de ton corps pour que ton âme ait envie d’y séjourner.”

Quoi qu’il en soit, à l’époque de la crise, de ce début de crise qui frappe, il est en surpoids, il fume. Il exagère aussi dans la boisson, et d’autres choses que je ne citerai pas.

 

Une forme de renaissance...

 

Et sa renaissance commence par le corps, exactement.

 

Il va se mettre au sport.

 

Il marche, il marche, il marche. Il marche énormément.

 

Il m’envoie tous les jours des photos plus magnifiques les unes que les autres.

 

Je lui dis même : “Tu as un talent inouï pour la photo.”

 

“Mais non !”, explique-t-il. C’est simplement mon Iphone.

 

Et tiens-toi bien, Pablo...

 

D: Ou David si tu veux...

 

F: Ou David, oui… J’ai parfois du mal.

Un rien schizophrénique qui veut ça.

En 95 jours sans alcool, me dit-il. Ni limonade.

Il jeûne 23 heures presque chaque jour, donc il mange une seule fois.

Il a marché depuis 120 jours, et a dû parcourir pas moins de 1 600 kilomètres, et il a perdu 18 kg. Et ce qui est beau, et c’est la beauté du modèle, et c’est ce modèle que je vous propose :

C’est que, quand tout part en capilotade, recentrez-vous sur le corps.

Dans notre culture, on a tendance à séparer l’esprit où l’âme du corps, comme si ce corps était

un moindre mal, comme s’il fallait le supporter.

Mais non !

Cette enveloppe charnelle, prenons-en soin.

Et à partir du moment où le feu renaît parce que le corps se tonifie, parce qu’il perd 15 ans en quelques mois, à force de prendre soin de lui, il pourra de nouveau prendre soin des autres.

Désormais, il a de nouveau accès à sa lucidité, à son intelligence, et peut rebâtir un projet nouveau.

 

C’est tout ce que je vous souhaite.

Bon Vol avec les Aigles.

 

Etre Libre c’est quoi ?

Etre Libre c’est quoi ?

April 29, 2021

Sud Radio, la minute du COACH !

 

Pablo:  Bonjour, très cher Fabian. Je suis ravi de te retrouver pour une nouvelle minute du COACH. Tout à fait LIBRE ! Parce que tu es un libre penseur. C’est quoi, la liberté ? Quelle est ta définition de la liberté ?

 

F:  J’en ai trois. Ou plutôt je propose trois stades de la liberté, trois degrés de la liberté :

Le 1er degré contextuel.

Est-ce que je suis libre du QUOI ?

(Ce que je fais).

Est-ce que je suis libre du QUI ?

(Avec QUI je suis ? Avec QUI je le fais ?)

Ce matin, j’étais libre de venir ici à cette heure-ci.

Libre, donc du QUAND. Et avec toi, cher Pablo.

 

P: Et avec nos nombreux auditeurs qui sont à l’écoute.

 

F: Et avec TOUS les auditeurs que je n’ai pas le plaisir de connaître tous, même si certains

communiquent avec moi. Amical bonjour à Chantal, en passant.

 

Et à un niveau supérieur, il y a la liberté intellectuelle.

Pour cela, je me réfère à Spinoza, le philosophe du bonheur par excellence.

 

P: Le bonheur qui n’existe pas… Mais ça, c’est une autre histoire.

 

F:  Oui, je préfère parler personnellement de bulles de joie.

Quoi qu’il en soit, Spinoza nous explique que tout est déterminé :ce que nous faisons, qui nous sommes… Ce qui advient à déterminer qu’il n’y a pas mal de sens. Et Spinoza qui nous propose d’accéder au bonheur grâce à l’entendement. Grâce à la raison, à l’exercice de la raison.  Aujourd’hui, les neurosciences nous permettent aussi ça.

Elles nous permettent de comprendre le fonctionnement de notre cerveau. Et quand nous comprenons ce fonctionnement, quand nous comprenons tous les biais cognitifs qui, par définition, par essence, altèrent notre perception, altèrent nos jugements, puisqu’ils biaisent, ils biaisent nos jugements, donc on parle de biais cognitif, alors quand tu comprends que tu n’es pas aussi libre que ça, tu le deviens un tout petit peu plus.

Et au stade supérieur, spirituel.

Contextuel, intellectuel, spirituel.

Je me suis souvenu de ce livre magistral d’André Compte-Sponville, que j’ai sûrement déjà

cité à ce micro : “Le mythe d’Icare : Le traité de la béatitude et du désespoir”, qui nous encourage à désespérer, car il est bien désespérant d’espérer.

Autrement dit, je suis libre quand je n’attends rien.

La Jalousie

La Jalousie

April 22, 2021

P: Bonjour, Fabian.

 

F: Bonjour, Pablo.

 

Sud Radio, la minute du COACH !

 

P:  On parle aujourd’hui de la jalousie, le sentiment. Parce qu’il existe

différentes jalousies...

 

F:  Il existe différentes jalousies… Je me suis souvenu, en venant, d’une vidéo qui était passée

sur les réseaux sociaux,  il y a de nombreuses années, où on voyait...

Je pense que c’était à Londres, une lamborghini… Et le gars au volant, visiblement, pas tellement l’habitude de ce type de bolide, et il a accélère, et il percute plusieurs voitures. Et puis, il y a une jeune femme blonde qui s’extrait de la voiture, qui court en hurlant, paniquée...

Et évidemment, sous ladite vidéo, les commentaires se déchaînent. Le bon peuple bien pensant. Le peuple honnête, le peuple droit. Le peuple qui, lui, sait ce qui est bien, et sait aussi ce qui est mal. Le bon peuple, qui est blanc comme neige, se déchaîne, et le déferlement est

absolument insupportable. blonde est soudain décolorée… C’est une bombasse… Enfin, je te passe tous les détails… Et le pilote de la voiture, le conducteur malheureux, en prend pour son grade aussi. Je me suis demandé alors s’il avait roulé en Renault Clio, est-ce qu’il y aurait eu un tel déferlement ? Sans doute pas. Probablement. Sans doute pas.

Et quand je pose la question autour de moi : “Tiens, est-ce que ça vous arrive d’être

traversé par le sentiment de jalousie ?” Il y a quelques personnes qui admettent, et puis, il y en a d’autres : “Non ! Non ! Non ! Moi, jaloux ? Jamais !”

Et à chaque fois, je réponds : “Waouh, je suis donc en face d’un alien, d’un ovni.”

Alors moi, très humblement, je vais l’avouer : pendant de nombreuses années, c’est un sentiment, la jalousie, l’envie, qui m’a souvent étrenné, qui a souvent été… Oui, dans mon ventre… Et je trouvais ça passablement insupportable. Je trouvais que ça ne me grandissait pas, mais c’était malgré moi. Après tout, c’est certainement “Humain, trop humain”, aurait dit Nietzsche. Mais ce n’est pas parce que c’est “Humain, trop humain”, que je ne dois pas y travailler. Et je voulais faire part aux auditeurs, ce matin, de comment je suis parvenu

à passer au-dessus de ça, et à quel degré de sagesse ça m’a permis d’arriver.

Je ne suis pas peu fier, je l’avoue, je ne suis pas peu fier de ce chemin, parce que ça m’a demandé beaucoup d’efforts, un gros travail personnel. Mais ce que je conseille, puisque j’y suis parvenu, c’est donc possible, c’est de transformer la jalousie, qui est aussi une énergie, en admiration. C’est beaucoup plus sain.

Être admiratif, cela vous permet de vous envoler, tandis quand vous êtes envieux, jaloux, vous êtes sous les pâquerettes, en fait. C’est un chemin nauséabond qui vous mettra dans la frustration en permanence, qui vous rendra aigri.

Admirer, ça vous rend léger.

 

P: On doit se projeter aux antipodes, en fait, c’est ça...

 

F: C’est ça. En fait, te dire…  Se demander, un peu comme aux États-Unis… Aux États-Unis, quand tu réussis, les gens sont admiratifs,  et se demandent comment puis-je faire la même chose, et ils vont de poser des conseils, pardon, ils vont te demander des conseils, ils vont te poser des questions. Mais ici, quand tu réussis, la tendance...

Ce n’est pas tout le monde, bien sûr, gardons-nous de généraliser, c’est plutôt : “Ah, lui, s’il a réussi, c’est certainement qu’il a fraudé !”

 

P: Petit pays, petit esprit ? 

 

F:  Peut-être, allez savoir, mais en tout cas, je vous invite à admirer, les amis.

 

P:  Merci pour ces précieux conseils, Fabian.

 

F:  À la prochaine fois.

Comment ne plus travailler ?

Comment ne plus travailler ?

April 15, 2021

P: Bonjour, Fabian.

 

F: Bonjour, Pablo.

 

Sud Radio, la minute du COACH !

 

P: Voilà une émission qui va intéresser bon nombre d’entre vous. “Comment ne plus jamais travailler ?”

 

F: Effectivement, les gens ne me croient pas quand j’en parle. J’anime depuis quelques temps

une conférence intitulée : “Travailler moins et gagner plus : baguette magique ou simple logique ?” Alors évidemment, il y a une foule de “haters”, de “trolls” qui s’expriment en commentaires de… 

 

P:  Qui t’insulte...

 

F:  Oui, bien sûr, parce que dans notre culture judéo-chrétienne, un tel titre ne peut pas avoir cours, mais il est vrai… 

 

P: Alors, je vais rebondir là-dessus. Comment toi, en tant qu’excellent coach, réagis-tu face à la menace, à l’insulte ?

 

F: Je ne réagis pas.

 

P : C’est la meilleure chose à faire ?

 

F: Ça dépend.

Souvent, je laisse mes propres clients réagir sous mes pubs. Puis, ils sont beaucoup plus légitimes que moi. Moi, je me souviens d’une parole de mon père qui disait que la bave des crapauds n’atteint pas la scintillante étoile. Et je peux comprendre leur attitude, puisque depuis 2 000 ans,  on nous dit que nous devons travailler, et gagner notre salaire à la sueur de notre front. Et donc, ce poids, ce fardeau est terriblement pesant sur nos épaules, et finalement, c’est le seul paradigme qui soit le nôtre. C’est, voilà, à travailler beaucoup, de fournir de gros efforts

et obtenir de maigres résultats, ce que j’ai fait pendant des dizaines d’années, jusqu’au jour où j’ai compris qu’un autre paradigme était possible. Et ce n’est pas que je travaille moins aujourd’hui et que je gagne plus, c’est que je ne travaille plus au sens où, étymologiquement, le mot “travail” vient du bas latin tripalium, qui est un instrument de torture, et quand tu vois

tous les synonymes, même le mot travail, à chaque fois, sont connotés très péjorativement.

Alors, comment je fais pour ne plus travailler ? Parce qu’effectivement, je ne travaille plus. Plus jamais. Il n’y a qu’au sens où les gens l’entendent. Aller travailler, pour moi, c’est

tout aussi excitant et passionnant que d'aller galoper dans les champs à cheval.

Je ne travaille plus moyennant deux conditions. La première condition, c’est de comprendre quelles sont les quatre types de tâches. Et dans les quatre types de tâches que je vais énoncer maintenant, il y en a trois qu’il faut à tout prix déléguer. Les tâches pour lesquelles on est incompétent. Par exemple, en terme technique, je suis une incompétence pure,  je suis l’incarnation de l’incompétence, je ne m’y retrouve pas sur les logiciels, je ne comprends rien à Excel, je suis vraiment un tocard parfait...

On délègue, alors. Alors idéalement, tu automatises tout ce que tu peux, et tu délègues tout le reste. Et c’est ce que j’ai fait. Je délègue les tâches pour lesquelles je suis incompétent, mais je délègue aussi les tâches pour lesquelles je suis compétent. Et je délègue même les tâches

pour lesquelles je suis excellent, mais pas aux plus passionnés.

Et je me réserve le quatrième type de tâche, c’est-à-dire mon “sweet spot”, là où je suis excellent, passionné et, vraiment, vraiment au-dessus de la mêlée.

Mais quand tu considères les activités où les tâches dans lesquelles tu es excellent et passionné, il n’y a quasiment plus rien.

Moi, il n’y a quasiment plus rien.

Il n’y a plus que la communication orale et écrite, et puis c’est tout.

Tout le reste, je ne suis pas bon.

Et tout le reste, je délègue ou j’automatise.

Et donc, quand tu restes dans ton “sweet spot”, évidemment, tu ne travailles pas, tu jouis pleinement du moment, puisque tu es dans ta zone d’excellence.

Et tu l’incites, tu combines à ce “sweet spot”, la notion de “flow” que j’ai déjà abordée à ce même micro. Le “flow”, c’est la zone. Pour le sportif, c’est l’état de grâce.

Ça implique que tu es quand même une forme d’adversité, en tout cas, que… 

Imaginons que Rafael Nadal joue au tennis contre Djokovic, Sûrement l’un et l’autre sont dans le “flow”. Si l’un des deux joue contre moi, il ne sera pas dans le “flow”, parce que je ne pourrai pas leur offrir une opposition suffisamment grande, pour que ce soit clair.

Et donc...

 

P: Penses-tu ?

 

F: Il y a quelques risques.

 

P:  Et donc, quand tu combines le “sweet spot” et le “flow”, qu’est-ce qui se passe ? Tu es beaucoup plus heureux, parce que le “flow” va te faire sécréter beaucoup de dopamine.

C’est l’hormone, le neurotransmetteur du plaisir. Donc, d’une part, je vous conseille d’identifier votre “sweet spot”, et de vous faire coacher pour être le plus souvent possible dans le “flow”.

Et si vous avez des collaborateurs, des employés, apprenez-leur à faire exactement la même chose. Plus personne ne travaillera, tout le monde sera heureux.

 

P: Merci, Fabian.

 

F: Bonne journée.

La triple menace psychologique

La triple menace psychologique

April 8, 2021

P: Bonjour, Fabian.

 

F: Bonjour, Pablo.

 

Sud Radio, la minute du COACH !

 

P: Merci de nous suivre chaque semaine. La Minute du COACH sur Sud Radio pour voler avec les aigles, avec notre coach favori. “La triple menace psychologique”. C’est parti.

 

F:  Oui, c’est parti, Pablo. Quand on vend, on vend au cerveau.

C’est pour ça qu’aujourd’hui les neurosciences sont tellement en vogue, le neuromarketing, parce qu’on s’est rendu compte que l’acheteur n’est pas un “homo œconomicus”, dont les choix sont rationnels, ce qu’on a pensé pendant des décades, mais que ses achats

sont émotionnels. Ils sont émotionnels, et puis, l’acheteur va procéder à ce qu’on appelle de la post-rationalisation. C’est-à-dire qu’il va rationaliser son choix  “a posteriori”.

Et comme dit mon ami Romain Bouvet, qui est docteur en psychologie sociale et cognitive, qui était chercheur au CNRS, pour bien illustrer, bien distinguo entre la personne pensante et son cerveau : si vous n’aimez pas les rires préenregistrés dans les séries télévisées, votre cerveau, lui, les adore. J’avais déjà posé la question à ce même micro.

Parler au cerveau de son interlocuteur implique donc de connaître ce à quoi ledit cerveau est attentif. Alors même que la personne qui possède ce cerveau ne s’en rend pas compte.

Elle ignore notamment que le cerveau perçoit une triple menace.

Si donc vous êtes vendeur, et si vous ne l’êtes pas, restez quand même attentif, parce que nous vendons tous, tout le temps, et tous nous souhaitons réussir une bonne première impression auprès d’un interlocuteur, sachez à quoi votre cerveau est attentif d’abord.

Et la question, je te la pose : À quoi penses-tu, Pablo, que ton cerveau est attentif, quand un nouvel interlocuteur est en face de toi ?

 

P: J’observe le visage et le corps de manière générale.

 

F: Le visage et le corps. Et souvent, on me dit les yeux...

 

P: Les postures.

 

F: Les postures… En réalité, ce n’est pas ça qui se passe. Ce qui se passe, c’est que ton cerveau va d’abord regarder les mains. Et c’est la raison pour laquelle je vous invite à montrer les paumes de vos mains, sans ostentation, bien sûr. Arrangez-vous très vite pour que la personne en face de vous les voit. Le message envoyé de façon inconsciente, évidemment, c’est : je ne suis pas armé, mes mains n’ont pas pris la forme de poing, vous ne craignez rien,

nous pouvons coopérer.

La menace n°2 : c’est le visage. Si vous voyez un visage boutonneux à la peau râpée, burinée, ou un visage à la peau lisse et belle, qui reflète la bonne santé, bien sûr, vous aurez tendance à accorder votre confiance au deuxième visage. Moralité : soignez donc votre peau.

Et la menace n°3 : c’est votre statut. Êtes-vous dominant ? Dominé ? Neutre ? Je vous invite à choisir une posture neutre. Ne soyez ni paillasson, ni hérisson, ni lavette, ni lion, ni agressif, ni passif. Affirmez-vous ! On appelle aussi ce comportement :  le comportement assertif.

D’ailleurs, une assertion via une affirmation.

 

P: Mais, qu’est-ce qu’une posture neutre, alors, Fabian ?

 

F: Une posture neutre,  c’est quand tu te tiens droit, que tu regardes sans fixer, que tu marches à une allure régulière, ni trop vite, ni trop lentement, que tu n’as pas des gestes d’auto-contact

quand tu te touches le nez, les oreilles, quand les mains se tortillent,  qui démontrent quand même des signes d’anxiété. Quand tu regardes par terre où, évidemment, tu as une posture passive. Quand tu mets les mains sur les hanches, c’est ce qu’on appelle la posture “Akimbo”, c’est une façon de dire : le patron, le mâle alpha, c’est moi ! Là, tu es dominant. Ta façon de parler, aussi. Si tu parles haut et fort, ou si tu parles très, très bas.

Et là, j’invite à trouver le terme médian, bien sûr. C’est-à-dire je suis en coopération. Je cherche à coopérer. C’est le message que j’envoie au cerveau de mon interlocuteur.

 

P: Fabian, merci.

 

F: Merci à toi.

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