La Minute du Coach
Jetez vous à l’eau

Jetez vous à l’eau

November 26, 2020

P: Bonjour Fabian !

 

F: Salut Pablo !

 

Sud Radio, la Minute du Coach

 

P: Tu m'as dit que je devais me jeter à l'eau avec toi aujourd'hui. Je suis prêt pour le grand bleu. L'Océan Bleu...

F: Ouais l'océan bleu c'est pas forcément de l'apnée...C'est bien que tu sois prêt. Bon, on va parler de la technique ERIC que j'ai déjà abordé à ce micro mais je me suis rendu compte que l'aborder en l'expliquant, sans une démonstration c'est pas extrêmement clair. Il s'avère que je rencontre assez régulièrement des personnes qui me disent :"Moi j'ai une excellente qualité d'écoute, je suis très empathique".  Donc l'empathie, la capacité à  se mettre à la place de l'autre, à comprendre ses émotions sans forcément les ressentir. Et j'ai une espèce de couteau suisse que je donne à mes clients en formation, en coaching, qui est la technique ERIC. Donc pour la rappeler très brièvement ,ça consiste à Ecouter, Reformuler (ER), I: Interroger et C : Conclure. Ecouter avec tout ce que ça implique, hochement de tête pour montrer qu'on s'intéresse mais pas seulement le montrer, s'intéresser vraiment. Prendre des notes, le cas échéant. Avoir un visage ouvert, accueillir l'autre, mais surtout être pleinement disponible. Avoir l'état d'esprit qui permettra pas seulement une technicité dans l'écoute reformuler pour s'assurer que l'on comprend bien ce que l'autre dit, qu'on est au diapason avec lui. L'interroger sans ça ressemble l'interrogatoire du KGB pour mieux comprendre son point de vue, puis conclure.  

Conclure l'entretien le cas échéant. Aujourd'hui la conclusion, la phase de conclusion m'intéressera moins. Ce que je veux, c'est illustrer ce que ça donne et vous proposer à tous chers auditeurs de vous entraîner à écouter les autres. A être beaucoup plus attentif aux autres un peu comme quand vous voulez... comme vous l'étiez quand vous étiez enfant. Quand on est enfant on écoute ce que disent les adultes par exemple, on est comme des éponges et plus on grandit, plus notre corps se rigidifie, plus notre esprit se rigidifie, plus on est sûr d'avoir tout le temps raison. On est à l'écoute des autres on aimerait pourtant que eux ce soit à notre écoute.  Alors voici un exemple de ce que ça donne quand ça se passe moyennement bien et je crains que ce soit le cas le plus courant, le plus fréquent.

Salut Pablo  tu vas bien ?

 

P: Plutôt bien aujourd'hui et toi ?

 

F: Ah ça roule super. Dis, j'ai vraiment une question à te poser. Et toi, si tu gagnes à l'euromillions tu fais quoi?

 

P: Je partage avec les gens que j'aime.

 

F: Oh purée ! ça c'est une super bonne réponse. Et moi j'ai bien réfléchis à cette question et je me suis dit si je gagne l'euromillions... bon d'abord je me fait un voyage autour du monde ça 

c'est caisse,  je me fais un voyage dans le monde.  Et puis je veux absolument aller voir des courses de chevaux en Angleterre c'est mon rêve. Tu vois ça, c'est un grand classique : je te pose une question  mes en réalité, c'est mon histoire qui m'intéresse. J'en ai rien à foutre que tu partages.

Maintenant on va recommencer et je vais te demander de répondre  à la même chose. Tu veux bien ?

P: Bien sûr

 

F: Salut Pablo ! Comment tu vas ?

 

P: Mais plutôt bien aujourd'hui fabian et toi comment vas-tu ?

 

F: Je vais très bien je te remercie.

 

P: Je suis ravi de te voir, de t'entendre.

 

F: C'est un plaisir tout à fait partagé.

Une question qui qui m'a traversé tout à l'heure, je me suis dit: tiens Pablo je te connais peut-être pas assez. Si tu veux gagner à l'euromillions 100 millions demain, tu ferais quoi ?

 

P:  Je partage cette somme d'argent avec les gens que j'aime

F: Tu partages cette somme d'argent avec les gens que tu aimes.  Ok et en quoi est-ce important pour toi de partager ?

 

P: Faire plaisir.

 

F: Faire plaisir ?

 

P: Faire plaisir aux autres. J'aime faire plaisir aux autres, je préfère faire des cadeaux aux autres qu'en recevoir.

 

F: C'est joli et qu'est-ce que ça te procure comme sensation d'offrir ce plaisir là ?

P: Un instant heureux.

 

F: D'accord donc tu te trouves ton bonheur en offrant aux autres ?

 

P: Peut-être ...probablement oui

 

F: C'est intéressant... intéressant

 

Voilà l'exposé. On n'a que quelques minutes donc je vais pas faire une trop longue démonstration mais tu vois la différence. Dans le premier cas tout de suite je prend la tangente et je te raconte ce que moi j'en ferai. Dans le deuxième cas, je reformule je te questionne et je creuse. Je creuse mais sans être un inspecteur du KGB. Et je vous propose chers auditeurs de vous entraîner à la technique ERIC. 

Au moins sans penser à E.R.I.C. Simplement soyez ouvert à l'autre et enrichissez vous de ce qu'il a à vous dire. N'écoutez pas votre seul monologue intérieur, vous le connaissez tellement bien. vous n'entendez que ça à longueur de journée. Alors s'il vous plaît, mettez ce bouton là sur OFF et mettez le bouton ON pour vous ouvrir aux autres.

Et si vous deveniez un pirate ?

Et si vous deveniez un pirate ?

November 19, 2020

P: Bonjour Fabian !

 

F: Bonjour Pablo !

Sud Radio, La Minute du Coach.

P: Et si vous deveniez un pirate ? Voilà une jolie proposition Fabian.

F: Oui.  Alors pourquoi parler de pirates ? Parce que dans mon métier de marketeur,  il y  a une tendance nouvelle que beaucoup d'entrepreneurs vont laisser passer comme souvent parce que quand une tendance  arrive il y a quelques personnes courageuses qui se lancent sur la vague et la plupart des autres sont attentistes et attendent que la vague soit passée . Puis il est trop tard et elles se plaignent et gémissent parce que leur business tourne pas, je ferme la parenthèse. Et cette tendance c'est le Growth Hacking.Donc littéralement des "pirates de la croissance". Pirates de la croissance, donc les Growth Hackers ce sont des gens, qui vont trouver des techniques, parfois à moitié avouables, pour générer des croissances exponentielles, fulgurantes, spectaculaires en un temps record et avec un minimum de moyens. 

Et...

 

P: Ce qui compte c'est le résultat finalement.

 

F: Moi j'aime bien passer quelques quelques balises éthiques quand même, n'oublie pas que je suis philosophe de formation, et que comme pour chacun d'entre nous il y a des valeurs avec lesquelles je n'entends pas jouer. Mais en même temps dans les marchés... les marchés c'est la  guerre... Alors voilà il faut savoir que si tes concurrents utilisent certaines recettes même à moitié avouables et que toi tu n'entends pas les utiliser et bien tu es déjà pénalisé et handicapé.

 

P: Mais si aujourd'hui tu nous proposes de devenir pirate c'est qu'il y a probablement une certaine bienveillance derrière cette thématique.

 

F: En tout cas, il y a une approche intéressante que l'on peut transposer à l'individu, à la personne. Le Growth Hacker, c'est d'abord quelqu'un qui teste énormément de choses et qui jamais ne se repose sur un acquis. Donc il va par exemple, changer son site internet toutes les semaines. Tu m'as entendu ? Imagine que le site de Sud Radio change toutes les semaines en fonction de ce qu'on observe du comportement de l'internaute sur le site. Toutes les semaines et ça c'est un exemple parmi plein d'autres. Alors quand on s'amuse à transposer ça dans la vie personnelle on se dit : "Tiens et moi, est-ce que j'ai envie de croissance ?  Est-ce que j'ai envie de grandir ? Et si oui, comment ? Comme tu le sais, pour ce qui me concerne je ne vois pas l'existence autrement que comme un apprentissage permanent, un épanouissement permanent. Elle est toujours à la conquête de territoires nouveaux. Être au final un explorateur. Un entrepreneur est un explorateur. Les plus grands explorateurs de cette planète, les plus grands conquérants, ont été soit des chefs de guerre soit des entrepreneurs. Mais peu importe vous n'êtes pas tous entrepreneurs à l'écoute de Sud Radio. Moi ce qui m'intéresse, c'est ce que vous pouvez en faire personnellement. Et donc j'ai envie de vous dire : "Et vous qu'avez-vous testé récemment pour faire autrement ? Pour faire autre chose, pour vivre autre chose ? Et j'ai eu la chance d'accueillir lors d'un de mes congrès, un coach, une jeune coach donc on entend beaucoup parler aujourd'hui qui s'appelle Julien Musy. Et à l'âge de 27 ans ce jeune homme est vraiment pétri de sagesse, et il a posé quelques questions que j'ai trouvé intéressante. Il nous a d'ailleurs demandé : "Qu'est-ce que vous ne faites pas si vous avez peur du risque ? Qu'est-ce que vous ne faites pas si vous avez peur du risque ? " Et je me suis dit: :mais quelle question intéressante!".Parce que bien sûr dès qu'il y a risque, en général il y a étroitesse. Il y a comme au tennis quand on joue petit bras, on a on a tellement peur de perdre ou de gagner qu'on se contente de remettre la balle.  D'ailleurs Julien Musy est un excellent tennisman dans les catégories de jeunes il était champion de France et et puis il est venu sur une autre thématique qui est connexe à ce que j'aborde aujourd'hui.Tu sais, tout ce qui nous énerve chez l'autre, chez les autres, ce qui nous enrage:  "Enfin c'est quoi ce comportement, cette attitude de m...!" Et c'est lui de nouveau du haut de ses 27 ans, c'est pas banal, il dit : "Sur une échelle de 1 à 10, dans quelle mesure êtes-vous un exemple par rapport à ce que vous reprochez aux autres ? Dans quelle mesure êtes-vous un exemple par rapport à ce que vous reprochez aux autres?"

 

P: Ce sont des questions qui bouscule , hein ?

 

F: Ah ! Ça bouscule parce ce que dieu sais si on en reproche des choses aux autres. Et dès qu'on balais un tantinet devant sa porte, on n'est peut-être pas si fiers que ça. Mais ce type d'introspection, c'est extrêmement douloureux pour chaque être humain parce que ça 

met votre égo en péril et nul n'a envie de mettre son égo en péril. Tu sais qu'il y a un biais 

cognitif bien connu qui consiste à toujours se penser supérieur à la personne qui est en face de 

soi. Alors, il dit aussi, d'où l'intérêt de tester de tester, de tester, à l'instar du pirate de la 

croissance en entreprise, du growth hacker, il  dit (et c'est tellement juste): "Ce qui t'a amené ici,

t'empêchera d'aller là bas." Ce qui t'a amené ici, t'empêchera d'aller là bas. Je prends un exemple. Un exemple qui à mon avis peut parler à chacun.  

Imaginons que vous dirigez une équipe de foot qui est en division 3. Elle gagne sa place pour la division deux. Elle gagne le championnat, elle va en division 2. Ce qui l'a amenée en division 2, l'empêchera d'y rester. Parce qu'une fois qu'elle change de division, sans doute faut-il changer d'entraîneur, en tout cas il faudra changer certains joueurs, probablement qu'il faudrait aménager le stade. Tu vois ce que je veux dire donc: ce qui m'a amené ici, si je continue ne pourra pas m'emmener  là bas. Et alors il a posé une autre question que je trouvais vraiment vraiment très riche,  mais une fois de plus elle n'est riche que si vous prenez le temps d'y consacrer de l'énergie avant de trouver une réponse. Pas la réponse qui arrive en un tournemain, ça, ça n'intéresse personne.

Il dit : "La personne qui réussit ce que tu veux toi réussir, qu'est-ce qu'elle est de différent ?" Qu'est -ce qu'elle EST, pas qu'est-ce qu'elle A. Qu'est-ce qu'elle est de différence ? Par exemple toi qui  veux réussir la création de ton entreprise, une carrière artistique, à avoir un mari des enfants, que sais-je une Lamborghini,  peu importe, je m'en fous finalement de ce à quoi vous aspirez. Mais par contre  vous demander: la personne qui réussit ce que tu 

veux réussir, qu'est-ce qu'elle est de différent ?

Et une fois que tu as compris ça, eh bien franchi le pas: devient cet autre là. Romps avec toi-même, qui est le titre d'un livre qu'il m'a conseillé. Et la conclusion de tout ça, c'est que pour une entreprise, passer à une autre échelle, on dit "scaler", ce n'est pas confortable. Pour un individu ce n'est pas confortable non plus. Grandir n'est pas confortable.

Devenir une meilleure version de soi n'est pas confortable. A mon sens, c'est sans doute la seule quête qui pour autant reste pour nous valable.

L’éloge de la lenteur

L’éloge de la lenteur

November 12, 2020

Sud Radio, la Minute du Coach

P: Nous accueillons Fabian Delahaut,  de la Eagle Academy. Merci d'être là, fidèle au poste comme chaque semaine sur Sud Radio. Tu vas bien ?

F: Je vais bien, c'est immense plaisir pour moi d'être à ce micro et de partager des choses qui me touchent. J'espère qu'elles vous touchent aussi.

P: Et aujourd'hui, tu partages l'éloge de la lenteur.

 

F: Oui ! Et ceux qui me connaissent bien savent  que c'est un titre curieux pour eux, parce que j'ai l'habitude d'exhorter les gens que j'accompagne, mes clients, à la vitesse extrême de mise en oeuvre.  La vitesse extrême de mise en oeuvre, moi je m'adresse surtout à des entrepreneurs, et je leur dis très  souvent.... je reprend cette métaphore, je leur dis: "être un entrepreneur c'est construire l'avion dans la descente". Tu te jettes de la falaise et tu construis ton avion. Et aujourd'hui je voudrais  prendre le contre pied même si on va s'en rendre compte, faire l'éloge de la lenteur ne va pas forcément à l'encontre de la vitesse extrême de mise en oeuvre. Au demeurant nous savons tous les deux, Pablo et vous chers amis, nous savons que la lenteur dans certains cas c'est plutôt indiqué. Comme le disait un de mes amis: "il y a des coups courts, il y a des chouettes coups courts et il y a des chouettes coups longs". Enfin mais je vais arrêter d'être salace, c'est pas l'objectif.

 

P: Ça te ressemble pas !

 

F: Non, si peu ! C'est pas l'objectif de cette Minute du Coach. Il m'est revenu une anecdote. Un de mes amis, il y a très très très longtemps, j'étais ado, il s'appelle Christophe, qui m'avait raconté une escapade en montagne. Il me disait:  "Ouais, voilà on était une bande de jeunes et on part à l'assaut de la pente, on monte et on dépasse un monsieur beaucoup plus âgé qui montaient tranquillement avec son bâton de marcheur. Nous on y allait plein pot, joyeux, francs battant. On se pose, on boit, on mange et qui voit-on passer devant nous ? Le vieux monsieur  montagnard. Fin du repas et du moment de repos, repart à l'assaut de la montagne. On dépasse le vieux monsieur tonitruant. Un peu plus tard on se pose à nouveau, qui nous dépasse ? Le vieux  montagnard. Et ainsi de suite jusqu'au sommet où 

il est arrivé avant eux." Alors ici on comprend aussi le principe fort que Thierry  Marx,  le fameux chef, emploi pour diriger ses troupes qui est: rigueur, engagement, régularité, RER. Que j'ai déjà abordé à ce micro.

Et on comprend qu'on peut être lents et rapides à la fois. C'est ni plus ni moins que la fable de La  Fontaine entre le lièvre et la tortue. Mais pourquoi je vais aborder ça ? Parce que culturellement, de plus en plus, je le vois autour de moi, j'observe et chez moi également, nous voulons tout tout de suite.  

Nous voulons tout de suite or, nous aimons tous les deux, nous sommes passionnés par les chevaux et par l'équitation, comme tu le sais, devenir un excellent cavalier ça prend un temps presque infini. Ça prend plus qu'une vie, ça prend tout de notre vie et si vous pratiquez les arts martiaux, vous pourrez parce que l'équitation on est aussi un art martial, vous pourrez est également vous dire la même chose. Si je veux devenir un champion en arts martiaux ça va me prendre toute la vie. Voilà en quoi je veux faire l'éloge de la lenteur et vous raconter encore une anecdote.

Ça se passe au cours Florent, au tout début de ma première année au cours Florent, qui pour 

ceux qui ne connaissent pas est une école assez célèbre où on forme des comédiens, des acteurs, à Paris. Et François Florent le créateur du cours est présent dans la salle c'est l'examen de première année. L'examen de première année consiste en une série de scènes que nous avons d'abord improvisées en classe et puis on en a fait un spectacle. On a fait un montage de ces différentes scènes, on en a fait un spectacle. Et je n'oublierai jamais la première scène, comment elle se déroule et  comment François Florent avec son gros cigare, 

va commenter cette première scène. Il est au fond  de la salle avec notre professeur Valérie Nègre, il a ce gros cigare et la première scène commence. Et des comédiennes doivent allumer un gâteau. Patatras. Comment ça se produisait en répétition? Très bien ! On grillait une allumette et on allumait les bougies du gâteau. Et là, devant François Florent, le jour de l'examen, on craque une allumette: rien. On craque une deuxième allumette: rien. Et la comédienne de s'énerver, en tâchant de faire passer son propre énervement dans la psychologie de son personnage, mais personne n'est dupe certainement pas François 

Florent qu'un a vu d'autres. Donc on sent bien que c'est la comédienne qui est stressée et pas le personnage. Survient le débriefing de tout l'examen, et Florent de dire : "la première scène, la première scène avec le gâteau, les allumettes que vous craquez, qui ne s'allument pas... prenez le temps. Vous craquez une allumette, elle ne s'allume pas, ba posez la, prenez en une autre. Craquez la, elle ne s'allume pas ? Posez la, prenez en une autre. Elle ne s'allume pas ?

 

Posez la, prenez un autre ? Prenez le temps de jouer les choses. Et vous les amis prenez le temps de vivre.

La vie de vos rêves m’emmerde

La vie de vos rêves m’emmerde

November 5, 2020

Sud Radio, la minute du coach.

 

P: Fabian Delahaut nous accompagne le temps de la Minute du Coach. Bienvenue, bonjour.

 

F: Salut Pablo !

 

P: La vie de nos rêves, ça t'emmerde.

F: Oui ça m'emmerde la vie de vos rêves.

 

P: Pourquoi ?

 

F: Et donc toi même,  si tu rêves d'une certaine vie Pablo, ta vie de rêve, elle m'emmerde. Je vais te dire pourquoi... parce que  on tente une expérience. Pablo là comme ça ex abrupto dis mois ce à quoi de plus fou tu peux penser maintenant ...la maintenant, le truc le plus dingue que tu puisse penser là maintenant c'est quoi ?

 

P: Je n'ai eu aucune inspiration, aucune imagination.

 

F: Allez vas-y lâche toi, qui vient un truc de dingue...

 

P: Qui va t'emmerder ....

 

F: Vas-y ...

 

P: Une question d'argent, non ? une histoire d'argent ?

 

F: Non, non le truc une idée ... le truc le plus fou qui puisse te 

passer par la tête.

 

P: J'ai envie de chanter en du avec toi.

 

F: Quelle belle idée ! Un jour, j'ai posé la même question, je reviendrai sur ta réponse,  j'ai posé la même question en formation et il y a une dame qui m'a dit moi je t'imagine nous donnant 

court tout nu et je lui ai dit, comme je te dis:  "Tu vois, il n'y a rien de fou à ça. Donner cours c'est ce que je fais tout le temps, et c'est vrai que sous la couche de vêtement il y a une nudité, la mienne ! Donc on n'est pas très très éloignés d'une possible réalité alors, je te rassure je ne me mettrais pas tout nu pour donner ce court mais il n'y a rien de fou là-dedans".  Il n'y a rien de fou dans le fait que nous chantions tous les deux, toi tu adores la chanson notamment française mais pas seulement moi aussi, je suis chanteur, c'est une de mes casquettes, donc que nous fassions un duo n'a rien de très fort non plus. Ce que je veux exprimer par là c'est que quand on demande aux gens de penser à quelque chose de complètement dingue ils restent toujours dans une périphérie très proche de ce qu'ils connaissent déjà. Or il y a énormément de coachs aujourd'hui, les coachs, cette appellation ne rime plus à grand chose parce que tout le monde s'improvise coach. C'est pas très contrôlé non plus et donc il y a un énormément de coachs qui disais-je pullulent notamment sur la toile et qui nous promettent de vivre la vie de nos rêves mais franchement si promettre à quelqu'un qu'il va vivre une vie aussi étriqué parce que ses rêves sont étriqués et quand on lui demande d'imaginer quelque chose de fou il en est strictement incapable alors moi je dis la vie de vos rêves je m'en fous complètement, je m'en tape parce qu'elle n'est pas intéressante. Parce qu'elle n'est pas intéressante car éventuellement vous allez rêver de la vie de quelqu'un d'autre dont j'ai déjà dit à ce micro vous ne voyez que la vitrine et vous comparer sa vitrine à votre propre arrière boutique. Ce qui defacto vous amène une comparaison insupportable, alors je propose une autre approche, je propose une approche artistique.

Une vraie approche artistique, hein, Pablo? Pas de ces pseudos artistes qui se contentent de nous infliger de la daube et du gloubiboulga à longueur de journée parce qu'ils ont entendu qu'une chanson à la radio ça... désolé tu vas peut-être te sentir concerné... une chanson à la radio ça ne passe que si ça fait entre trois et quatre minutes.

Je sais pas c'est trop 4 ou 2 et 3 et parce qu'il faut absolument un refrain autant de fois et parce 

qu'il faut absolument redire la même phrase autant de fois... 

 

P: C'est ce qui s'appelle le format.

 

F: C'est ce qui s'appelle  le format et quand je respecte un format je suis formaté!  Et ça n'a aucun intérêt,  la démarche artistique c'est précisément pas celle-là. La démarche artistique c'est quand je bouscule les codes et j'ai une chanson en tête qui va certainement susciter  un éclair dans ton regard : Bohemian Rhapsody. Quand ça sort c'est complètement hors format, c'est un ovni mais c'est une chanson qui va défier les années ça c'est de l'art. La plupart des chanteurs se disant artistes ne sont que des techniciens:  ils ont de bons ingrédients, une bonne voix, les instruments c'est facile, n'importe qui peut bien enregistrer et même n'importe qui peut chanter juste dans un studio aujourd'hui. Donc ça n'a rien de très compliqué. Bref tout ça pour dire que cette approche la n'est pas ce que moi j'entends par approche artistique. Une approche artistique elle est disruptive. La disruption c'est quand en marketing on entend alors innovation de rupture.  La création c'est une innovation de rupture, c'est quand je romps avec avec les codes. Et ce que je vous propose, j'aurais sûrement l'occasion de revenir sur ces thématiques, c'est de vous demander mais au fait, si vous êtes l'artiste de votre vie et pas le rêveur de votre vie , on a bien compris pourquoi maintenant. Si vous êtes l'artiste de votre vie c'est extrêmement exigeant comme comme chemin et que vous considérez que votre vie sera votre seule et unique chef-d'oeuvre.

Alors au soir de votre existence quand pour la dernière fois vous fermerez les yeux ,est-ce que vous serez fiers de ce que vous avez accompli ? Est-ce que cette vie là méritera d'être montrée lors d'une exposition ou est-ce qu'elle méritera à peine de pourrir dans l'arrière cave d'un musée? Qu'est ce que vous êtes en train de créer les amis ? Quelle vie êtes vous en train de créer aujourd'hui? Est-ce que vous êtes dans une politique "me too" ? Moi aussi je fais la même chose que tout le monde, je vis la vie de mes rêves mes pauvres petits rêves tout étroits, où est ce que je suis exigeant et j'exploite à plein tout ce qui est autour de moi, toutes les ressources ? Est-ce que j'explore des territoires nouveaux, est-ce que je romps avec les codes ? Est-ce que je vole avec les aigles ?

Bienvenue en médiocratie -3

Bienvenue en médiocratie -3

October 29, 2020

Sud Radio, la Minute du Coach

P: Bonjour Fabian  

F: Salut Pablo !

P: Depuis quelques Minutes du Coach, on parle de la Médiocratie.  "Bienvenue en Médiocratie",  c'est la thématique encore aujourd'hui on se replonge dans quelques articles que tu as publiés sur ton blog et que l'on peut consulter via la  www.eagleacademy.be. Aujourd'hui, les médiocres 

en vacances.

 

F:  Un joli club de vacances (5 étoiles tout d’même) dans un joli village d’un joli pays au bord d’un océan joli aussi, bleu.

Papa et maman Médiocre descendent de taxi, bruyamment suivis par leur médiocre progéniture. La peau blanche linge d’hôpital, le quatuor arbore l’insupportable morgue du conquérant foulant sa terre nouvelle. Dans une heure ils seront au bord de la piscine déjà. Ne pas perdre un instant. Exposer le corps laiteux. Le saisir d’abord. Qu’il soit rouge vif. Le cuire à feu doux ensuite. Qu’il noircisse comme une banane trop mûre. Dans 10 jours, de retour à la vraie vie, leurs jolis amis admireront leur joli bronzage et l’un des Médiocre  renchérira : “ça part déjà là. Tu m’aurais vu : j’étais noir !” Parce que papa et maman Médiocre ne sont pas du genre à se pavaner avec un bronzage discrètement acheté dans un solarium de province. Ça c’est de la triche ça Môssieur. C’est pour les amateurs, les pauvres, les encore-plus-médiocres qui n’ont pas les moyens et qui se retrouvent avec un cœur blanc sur le haut des fesses. Là où la peau colle tellement au banc solaire qu’elle en empêche l’action des rayons. Le mélanome n’est jamais loin. Que le soleil soit vrai d’ailleurs ou faux d’ici. Mais j’ai déjà eu un cœur aux fesses aussi. Bienvenue en Médiocratie.

Pour réussir ses vacances, rentabiliser son investissement, la famille Médiocre conçoit rapidement un modus operandi : dès l’aube, l’un d’eux – il est décidé d’établir une tournante – ira à la piscine et recouvrira quatre transats – toujours les mêmes – d’épaisses serviettes de bain jaune délavé, estampillées au nom du joli club du joli village.

Et une fois qu’on a découvert THE emplacement, on marque son territoire, on place ses bornes – une paire de sandales par exemple -, on érige son étendard – un paréo jeté négligemment sur la baleine de l’un des deux parasols confisqués dès potron minet -, on met des gardes aux frontières – le dernier Guillaume Musso.

Bien souvent, les serviettes suffisent pourtant et à 7h, plus aucun transat n’est nu. Un tapis jaune délavé (redisons-le) cerne le bleu turquoise de la piscine. L’eau bruisse à peine. Le village dort encore. Les éclaireurs porteurs de serviettes de bain sont allés se recoucher. Dormez tranquilles bonnes gens, tout est prêt pour passer d’une couche à l’autre, du lit blanc au transat devenu jaune. Bientôt la peau suivra le même chemin. Plus elle jaunit plus elle vieillit. Mais j’ai la peau jaunie aussi. Bienvenue en Médiocratie.

Vers 11h, vous choisissez d’épuiser votre corps dans la jolie salle de sport du joli club du joli village. Alors que vous poussez des cris de bête aux abois en soulevant des poids, d’autres conquérants – ils se repèrent donc à la morgue, vous l’aviez compris, à la foulée qui dit “c’est à moi” et à la peau non encore tatouée par le cagnard – visitent le lieu. Sans un regard ni un sourire ni un bonjour, ils inspectent cet endroit où ils viendront une fois – 13 minutes -, essayant chaque machine à construire du muscle, posant leur fessier sur chaque vélo, pédalant … un peu. La conscience est bonne. “J’ai fait du sport“. L’investissement est rentable. “J’ai utilisé les infrastructures. Surtout, je pourrai dire que le joli club du joli village était joliment équipé. Y avait même une jolie salle de sports !” Tout à l’heure, leurs rejetons s’étant faits de nouveaux amis au bord de la piscine, débarqueront en troupeau dans cette salle où vous serez encore. Un troupeau médiocre qui ne dira pas plus bonjour mais qui prouvera son existence par les cris – je devrais dire les hurlements -, les galopades et les jets de gobelets d’eau. Ne pas en vouloir aux rejetons car rejetons ils sont. Mais se questionner sur leurs médiocres géniteurs. Ils vivent dans le déni de l’autre. C’est le propre du médiocre de nier les autres médiocres. L’autre n’existe pas. Il le nie. Mais je le nie parfois aussi. Bienvenue en Médiocratie.

Midi plein. Re-bord de la piscine. C’est pas que l’eau bruisse c’est qu’il y a tempête. Certes le règlement interdit de sauter dans l’eau mais sautent les médiocres rejetons jamais recadrés par papa et maman Médiocre. Certes le règlement interdit de jouer au ballon mais volent les ballons des rejetons. Les ballons volent. Papa et maman Médiocre batifolent. Le thermomètre s’affole. 38 degrés Celsius. Et cet enfant d’à peine un an de déambuler seul, sans casquette – SANS CASQUETTE ! – tout au bord de la piscine faite tempête.

Sur sa tête le soleil brille. Mais sur la mienne il brille aussi. Bienvenue en Médiocratie.

18h. Les Médiocre quittent piscines et plages (le cirque y est identique : arriver tôt et baliser son territoire pour pouvoir en jouir plus tard) et déferlent dans les grandes surfaces. Les regards sont torves ou bovins, les corps mous. Les pieds décollent à peine du sol, pendant au bout de longues molles guiboles, épuisées par trop de stress (défendre son territoire, ça use) et écrasant d’horribles slaches qui glissent sur les sols. Les ex-baigneurs s’adonnent au ski de fond. Plus d’énergie pour soulever les pieds. Remplir les caddies de calories. Vider les caddies. Remplir les coffres. Vider les coffres. Remplir les frigos. Vider les frigos. Remplir les ventres. Les ventres sont remplis. Mais mon ventre est rempli aussi. Bienvenue en Médiocratie.

3h du matin. La nuit enveloppe le joli club du joli village. Autour de la piscine, tiens, pas une seule serviette de bain. Mais papa et maman Médiocre se sont faits de nouveaux amis : les géniteurs des nouveaux amis de leurs médiocres rejetons. La nouvelle meute (deux coqs, deux poules et une ribambelle pas belle) se répand dans les allées. Maman Médiocre tient conférence. Toute heureuse d’avoir de nouveaux amis, des rejetons criards, un mari avec une jolie chemise à carreaux et un joli ventre en poupe, toute heureuse surtout de n’être plus blanche et boulotte mais seulement boulotte, maman Médiocre dis-je, tient conférence. La voix est sonnante. Les deux coqs rient. La voix est sonnante. L’autre poule se tortille. La voix est sonnante. La ribambelle crie. La voix est sonnante. Votre nuit est finie. Mais ma voix parfois sonne aussi. Bienvenue en Médiocratie.

7h15. Il est temps que je termine ce billet. J’ai encore quatre transats et deux parasols à confisquer. Pas se louper le dernier jour ! Les vacances aussi sont bientôt finies. Bienvenue en Médiocratie.

Bienvenue en Médiocratie - 2

Bienvenue en Médiocratie - 2

October 22, 2020

Sud Radio, la Minute du Coach.

P: Bonjour.... Ave Fabian !

F: Ave Pablo !

P: Dans une précédente Minute du Coach, nous parlions de la médiocratie. "Bienvenue en Médiocratie", voici un peu la suite ou tu exhumes en quelque sorte des petits textes, des articles que tu as publié sur ton blog que l'on peut d'ailleurs retrouver sur la eagleacademy.be tout simplement.

 

F: Effectivement cet article date de 2013.  

 

P:  Et il est toujours d'actualité.

 

F: Oui alors c'est le jour où nous avons eu un nouveau roi et j'avais été frappé par quelques images. Et ces quelques images ont donné ce texte.

 

P: J'ai très peur.

 

F: Tu peux si vous êtes extrêmement royalistes, je vous propose pendant les cinq prochaines minutes...

 

P: d'aller aux toilettes ....

 

F: ...ou de changer de ...

 

P: non, non, non on ne propose jamais aux auditeurs...

 

F: Ne changez pas de chaîne, mais allez aux toilettes, allez boire un godets aller prendre l'air...et pendant ce temps là moi je lis ce texte.

21 juillet 2013...

P: Au moins tu as le courage de tes opinions ...

 

F: 21 juillet 2013. Dans un pays imaginaire, si petit que les visées sont étroites et les esprits souvent rétrécis comme des pulls en laine vierge oubliés dans une machine à laver à 90 degrés, vit un vieux roi avec sa vieille reine. Il est las le roi. Las d’être le souverain d’une équipe de foot – ben oui, à part l’équipe de foot, il reste quoi ? J’ai loupé un épisode ? -, las de n’avoir rien à dire mais d’être forcé de le dire quand même. Et comme il a un beau bateau dans un autre pays, il décide de laisser la direction de l’équipe de foot à son jeune fiston de 58 ans. Ou 57 ? Je n’sais plus.

L’autre, tout excité, met son costume de d’Artagnan. Oups pardon : d’Artagnan, c’était le mien de costume quand j’avais 6 ans. Acheté par mes parents aux Galeries Lafayette. Celui du royal fiston est bleu gris comme la mer du nord. Un signe ? Un ruban violet type Miss Brabant wallon lui barre le torse et le dos dans la diagonale. A ses côtés, sa Tour de Pise d’épouse surveille la royale marmaille. Les médias nous ont déjà prévenus : la petite Elisabeth sera une grande reine. Elle a 11 ans.

21 juillet 2013 donc dans ce pays imaginaire. Le fiston est au balcon avec sa blonde et ses chérubins dont la future reine formidable puisque les médias savent de quoi ils parlent. Pas cons les médias. Philippe ou Philip ou Filip s’avance. Il est au balcon j’ai dit. Au balcon du palais imaginaire. Devant la foule des anonymes. Car les pas cons de médias le disent : il y a les célébrités, les people. Et au pays imaginaire, les people ont un nom. Tous les autres sont des anonymes. Des gentils. Des pas méchants. Des grâce à qui d’ailleurs les célébrités sont célèbres et peuvent avoir un nom et sourire au premier rang et dire qu’elles aiment la simplicité. Même qu’un jour, une célébrité de chanteuse d’un autre pays imaginaire voisin – Shy’m qu’elle s’appelle – a parlé de sa vie d’avant la célébrité. “Quand j’étais normale” elle a dit. Car quand tu es célèbre, tu n’es pas normal. Par exemple, ton nez ne produit pas de crottes. Ton PC ne se plante pas et où que tu ailles, la connexion Wifi est excellente. Tes nectarines sont toujours mûres mais jamais trop. Il y a une paire de ciseaux disponible quand tu en as besoin. Tu ne rencontres que des gens qui ont un nom. Et tu as un nom grâce à tous les gens qui n’en ont pas. Les normaux justement.

Revenons à Fil qui n’en croit encore ni ses yeux ni ses oreilles. Il en est tout hébété (dans hébété il y a hé) Phil : « tout ça rien que pour moi ! ». J’étais comme lui quand je suis « devenu d’Artagnan ». Je le comprends. Et le vieux roi, son papounet, de rejoindre sa bru et la chair de sa chair, histoire de leur montrer comment on doit saluer les anonymes. Fastoche : suffit d’imiter Mickey et Minnie à Disneyland.

Plus tard dans la soirée, Philou est encore au balcon, dans un autre costume tout neuf et sans ressembler à Miss Brabant wallon. Car c’est à nous qu’il ressemble maintenant. Il progresse vite King Fil, waouh ! Mathilde – qui est revenue –  est habillée en bariolé genre test de Rorschach, et palpe d’abord le royal pectoral (le droit), tentant encore de bécoter la boubouche de Belgique. Faut croire qu’il lui manque de l’entraînement. Plus tôt dans la journée, au balcon précédent – c’est qu’ils aiment les perchoirs les loulous – elle avait carrément embrassé … l’air… alors que boubouche de Belgique avait visé les lèvres et échoué sur … la joue ! Caramba. Encore raté ! Ici, Mathilde fond sur la nuque. L’autre du bras droit la serre (à défaut de se toucher de la bouche, faut bien montrer à ses sujets qu’on s’aime ; un couple royal ça s’aime et ça a beaucoup d’enfants), comme s’il réglait « son conte », et de la main gauche s’empare d’un micro. J’ai dit « gauche » ?

Ensemble, dit-il, ensemble…” Et là Fil ou Phil se tait. En fin communicateur, en habile stratège dompteur de foules anonymes – nous -, royal fiston Fil laisse un silence. Ce silence dont on sait que placé avant un argument, il en décuple l’impact. Phil se tait donc.

Les anonymes sont suspendus aux lèvres du balcon. Les nuages mêmes ont arrêté leur course. Un temps. Plus tard on apprendra que Barak Obama himself a stoppé net toutes ses activités (un match de basket contre les vétérans du débarquement d’où il semblait pourtant pouvoir émerger avec un nul) pour attendre, devant son téléviseur, LE moment de vérité. Le pape Benoît XVI, ah non pardon c’est l’autre, y en a un autre oh bon sang, ah oui François j’y suis, « vas-y Franckie c’est bon » (c’est mon moyen mnémotechnique), le pape attend lui aussi le onzième commandement.

Il y a eu MLK et “I have a dream“, il y a eu De Gaule et “Je vous ai compris“, Kennedy et “Ich bin ein Berliner“. Il y a eu Sarkozy et “Casse-toi alors pauv’ con“, Philippe Bouvard et “De madame Bellepaire de Miche“, il va y avoir un autre Philippe ou Philip ou Filip avec “Ensemble, ensemble…” Ensemble QUOI ? Rapsat par exemple, aurait enchaîné : « même si on est différent… »

QUE VA-T-IL dire ? Nous sommes les sujets je l’ai déjà dit. La journaliste l’a dit. IL ne peut être que LE Verbe ! L’air s’est raréfié devant le palais imaginaire. Fil va nous dire un truc énorme. Qu’il va inverser la courbe du chômage (non, ça son voisin hollandais l’a dit déjà), qu’il va résoudre le conflit à l’orient (le proche, le moyen ou le lointain allez savoir), se déplacer en calèche pour protéger la planète. NOOON ! J’ai compris ! Il va pacifier le pays imaginaire. Trop fort Fil. J’en pleure. Obama n’y croit pas. François est baba. Sarko pataud. Aucun ne pourra jamais rivaliser avec toi dans l’Histoire Fil. Aucun d’eux. C’est ça que tu vas nous dire hein ? Ou que plus jamais les roux ne seront la risée du monde ? C’est bon aussi ça les roux !

Phil s’est emparé du micro. Il nous darde un regard. Je manque d’exploser.

Quand soudain : Ensemble, ensemble… Nous avons vécu une très très belle journée.

Et la foule des anonymes à tout rompre d’applaudir, béate et ravie. Mais il m’arrive parfois d’être béat aussi. Bienvenue en Médiocratie.

Bon Vol avec les Aigles les Amis,

Bienvenue en médiocratie -1

Bienvenue en médiocratie -1

October 15, 2020

P: Bonjour Fabian!

F: Sus, Pablo !

Sud Radio, la Minute du Coach

F: Sus à la médiocrité !

 

P: D'accord ! Alors bienvenue sur Sur Radio, sous-titre : "Bienvenue en médiocratie". C'est la thématique de la minute du coach de ce jour. C'est quoi ? C'est une généralité ça la médiocratie?

 

F: Et bien figure-toi Pablo, figurez-vous chers auditeurs, que ce sera carrément le thème des trois prochaines Minutes du Coach. Puisque j'ai exhumé 3 article que j'avais écrit sur mon blog il y a quelques années. Je les ai trouvés encore assez bien d'actualité 

 

P: Ton blog est toujours actif ?

 

F: Mon blog est toujours actif.

 

P: On peut y jeter un coup d'oeil via quelle adresse Fabian?  Sur www.eagleacademy.be, il y a l'onglet blog et vous pouvez y retrouver tout ce que j'ai écrit, des tas de vidéos, toutes les Minutes du Coach aussi. Et donc j'ai exhumé ces articles et puisque j'étais dans la thématique de la médiocrités, ceux qui me connaissent savent que c'est quelque chose à quoi je suis fort attaché.

Pas tellement que je sois attentif à la médiocrité des autres. Non, ce qui me chiffonne bien plus c'est la mienne évidemment et comme on en discutait en off, la question n'est pas tellement se demander qui est médiocre autour de moi. Parce que la plupart du temps nous sommes tous médiocre donc c'est plutôt de se dire : "comment puis-je le plus souvent possible quitter cette zone de médiocrité ?"  La médiocrité ça la moyenne c'est le milieu de la courbe de Gauss et c'est fatalement pour ça que nous y sommes tous le plus souvent. Quand je dis "tous", c'est t o u s...

 

P: J'ai une question a te poser.  Est-ce que la médiocrité c'est la zone de confort  ? 

 

F: Ah oui ! Le plus souvent oui. Le plus souvent oui et rien de grandiose ne se produit dans cette zone. Sauf que la quitter exige beaucoup de courage, beaucoup d'efforts, beaucoup d'énergie et c'est bien une des raisons essentielles pour lesquelles la plupart d'entre nous sommes le plus souvent dans la médiocrité.

Et voici le premier article écrit à l'époque: "Bienvenue en médiocratie". Ça date de 2012 et d'un d'un retour de mes voyages.

 

P: Et c'est toujours d'actualité ...

 

F: Et c'est toujours d'actualité tu vas le voir, vous allez tous vous en rendre compte, l'exercice ici sera celui de la lecture.

 

Septembre 2012, aéroport de Roissy Charles de Gaule. Après un périple de 45 minutes, temps nécessaire pour effectuer le trajet avion-tapis (roulant) à bagages, un escalator me déverse sur un magma de gens, une nuée de passagers en mal de valises, tous agglutinés devant le carrousel. Un œil jeté à l’écran m’apprend que les bagages de notre vol sont en attente. Que font-ils là alors tous ces gens avec qui j’ai partagé 13 heures, entre Saigon et Paris ? Pourquoi attendent-ils et pourquoi là agglomérés, alors que le tapis crache ses bagages exactement de l’autre côté… où il n’y a personne ? Et ces sièges à quelques mètres, ces sièges vides ? Ils attendent donc debout « au mauvais bout » et pour rien ! Afin d’éviter de mélanger ma transpiration à la leur, je me pose plus loin, choisis l’un des sièges et observe. Je ne me lèverai que quand ma valise aura franchi la ligne d’arrivée.

Cet exemple illustre, vous l’avez compris, le manque de jugement d’une foule. Et autant j’aime les gens, les individus, autant je méprise le troupeau quand il beugle sans discernement. « L’âge moderne représente le triomphe de la médiocrité collective. » Ces mots sont de Gustave Le Bon. Comme si le rassemblement interdisait l’intelligence, comme si la multitude se privait de toute lucidité, de tout esprit critique. Suivre devient la règle. Surtout ne pas réfléchir. S’abrutir.

Ecouter M’Pokora et Tal roucouler sur « Envole-moi » de Jean-Jacques Goldman. Goldman criait. Il en crevait de vouloir s’élever, d’abattre « ces murs » « à coups de livres ». Le couple gentillet, de leurs voix gentillettes de choristes, des voix sans grain, sans empreinte, aligne des mots sur des notes. Ils ne savent pas ce qu’ils chantent. Bon sang, ils ne savent pas ce qu’ils chantent ! Et les radios diffusent. Et les bœufs aiment ça. Et je ne change même pas de chaîne. Bienvenue en médiocratie.

Regarder « Joséphine ange gardien » et ne prendre aucun risque – le téléspectateur n’aime pas le risque – puisque tout se règle toujours à la fin, d’un claquement de doigts angélique. Et les bœufs aiment ça. Et je ne change même pas de chaîne. (Euh si, ici je change !) Bienvenue en médiocratie.

Savoir que tel samedi sera un samedi noir sur telle autoroute car les boeufs sont en vacances et que la transhumance les emmène tous vers les mêmes pâturages, mais ils y vont néanmoins. S’encaquer, parechoc contre parechoc pendant des heures, à manger du bitume, des gaz d’échappement, un sandwich Marino et un Snickers. Et les bœufs n’aiment pas ça mais ils ne changent ni d’itinéraire ni d’horaire. Beuglons mes frères, beuglons en chœur. Bienvenue en médiocratie.

Le lundi, les bœufs ruminent. Demandez-leur comment ils vont. Ils répondront : « Comme un lundi » ou “VV5” : « Vivement Vendredi 5 heures ». Bienvenue en médiocratie.

Aux élections, les bœufs votent par tradition, de mère et père en fille et fils. Ils votent pour d’autres bœufs en toge qui les mènent à l’abattoir. Les y mènent depuis des décades. Mais ils votent les bœufs. De leurs gros doigts boudinés serrant le gros crayon rouge. Le devoir est accompli mine de rien. De libre examen, point. Bienvenue en médiocratie.

Les bœufs naissent et paissent et s’engraissent. Leur graisse ils étoufferont dedans, creusant leur tombe avec les dents. Bienvenue en médiocratie.

La très inspirante loi de Pareto devrait pourtant nous mettre sur la voie. Si 20% de l’intrant génère 80% de l’extrant, si, pour le dire autrement, 20% de nos actions génèrent 80% de nos résultats, gageons que 20% des gens prennent 80% des bonnes décisions. Suivez les autres, les 80%, et vous êtes assurés de sous-vivre, de sous-exister, de rester dans votre petite zone de confort, où rien de grand ne se passe, car comme l’a dit Vauvenargues, « rien de grand ne comporte la médiocrité. »

Alors allez à contre-sens. Votre hôtel est en flammes. Les bœufs hurlent et se précipitent sûrement vers les ascenseurs. Allez à contre-sens.

La crise frappe leurs entreprises alors ils baissent leurs prix. Augmentez la valeur de votre offre. Augmentez les vôtres.

Quand les bœufs beuglent, taisez-vous. Quand ils dorment, levez-vous. Quand ils geignent, fuyez-les.

Et si toutefois vous vous retrouvez à beugler avec eux – ce qui m’arrive très (trop !) souvent -, le poil tout crotté de vous être couché dans la bouse, fort bien. Mais alors sachez-le. Sachez que vous êtes boeufisé. Umberto Ecco l’a dit en considérant ce passionnant feuilleton télévisé : Derrick. « Si vous regardez Derrick, sachez que vous regardez Derrick. » Le savoir, c’est se sauver déjà. C’est être moins heureux peut-être, plus amer, mais aussi plus lucide et surtout plus digne.

Je vous laisse, « Les enfants de la télé » vont bientôt commencer sur TF1. Pas rater ça pardi !

Bon Vol avec les Aigles les Amis.

Est-ce que vous voyez rouge ou bien bleu ?

Est-ce que vous voyez rouge ou bien bleu ?

October 8, 2020

P: Bonjour Fabian !

 

F: Salut Pablo ! Salut à tous!

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

P: Nous volons avec les Aigles, chaque mardi à cette heure-ci sur Sud Radio ! Et aujourd'hui c'est une séquence plutôt colorée. Est-ce que vous voyez rouge ou bien bleu ? Pourquoi rouge et bleu spécifiquement ?

 

F: Je vais vous l'expliquer à tous.

 

P: On n'aurait pas pu faire jaune et vert ?

 

F: Pas en l'occurrence ça me vient d'une stratégie en marketing qu'on appelle la stratégie "Océan Bleu" qui pour le marketer correspond au graal suprême.

 

P: Ça fait penser une chanson ça Océan Bleu...

 

F: Une chanson de ton serviteur

 

P: Evidemment !

 

F: On ne va pas on va pas leur infliger aux auditeurs aujourd'hui mais peut-être une autre fois et en marketing...

 

P: Tu t'es inspiré de ta propre chanson pour donner ce cours là.

 

F: Précisément, tu ne penses pas si bien dire mais le nom de la chanson vient effectivement de la stratégie océan bleu.

 

P: Les chansons ont  leur histoire finalement.

 

F: Oui c'est vrai, toutes les chansons ont leur histoire.

 

P: Je vous invite à écouter cette chanson de Fabian Delahaut.  Elle est disponible sur spotify ?

 

F: Oui et sur Deezer aussi sur Deezer.

 

P: C'est un album même !

 

F: Je vais y arriver tu crois ?

 

P: Est ce que vous voyez rouge ou bien bleu ?

 

F: Voilà, alors la stratégie...  on y est puisque la stratégie Océan Bleu c'est ça consiste

quand on est à marketeur donc un entrepreneur,  à trouver un territoire, un espace stratégique qui n'est pas occupé par les concurrent. On se trouve donc sans concurrence mais la plupart des entreprises convenons-en sont dans ce qu'on appelle des océans rouge et un océan il est

rouge du sang des assaillants. Il y a tellement de combat tellement de compétition la concurrence est tellement rude que l'eau en est colorée du sens des assaillants. C'est tout l'intérêt de cette métaphore. Donc le marketeur va chercher un espace non disputé où il n'y a pas de concurrent parce que ses concurrents il les aura mis hors jeu.

Et je me suis amusé, parce que je suis fasciné par les principes, moi ce qui m'intéresse ce sont

les principes qui sont pérennes qui donc si ils sont pérennes vont durer. Les techniques, la technicité, la technologie, ça change. Ça change même très vite, mais les principes ils demeurent. Et je me suis dit: "Tiens si on transposait ces principes à la vie en général ?". Tu sais à quel point j'ai une abomination pour la médiocrité et notamment pour la mienne et chaque fois que je me trouve médiocre j'en ai presque la nausée.

J'aurai l'occasion de reparler de ça. Si j'étais immortel évidemment ça n'aurait pas beaucoup d'incidence sur mes pensées, mes émotions et ma vie. Ça serait pas grave d'être médiocre en étant immortels mais dès lors que tu es fini, chaque instant de médiocrité est catastrophique mais enfin on peut pas être dans l'excellence tout le temps on veut pas la viser tout le temps non plus.

Mais je me suis amusé disais-je, à transposer cette stratégie, à me demander qu'est ce que c'est qu'une vie océan rouge ?

Autrement dit quand on fait comme tout le monde et qu'est ce que c'est qu'une vie océan bleu, quand on veut s'arracher à la fange, s'arracher à tout ce qui fait le lit de notre médiocrité au

quotidien. Et je propose quelques éléments: vie océan rouge, faites comme tout le monde, vieil océan bleu, jouer votre musique intérieure.

Soyez l'acteur de votre vie plutôt que le spectateur de celle des autres. Vie océan rouge:  ânonner ce qu' ânonne tout le monde ou réciter ce que récite tout le monde. Vie océan bleu, exercez votre esprit critique mettez-vous à distance de ce que vous entendez de ce que vous lisez de ce qu'on tente de vous faire ingurgiter à travers les médias, les différents médias, à votre fil d'actualité Facebook. Hahaha ! La vérité vient sûrement  de là ! Et exercer son esprit critique c'est évidemment beaucoup moins confortable et plus exigeant que d'ânonner ce que tout le monde ânonne. Suivre la trace est typiquement une vie océan rouge ,créer la

trace est typiquement une vie océan bleu.Se satisfaire de la médiocrité, on y revient, c'est de l'océan rouge. Ne viser que l'excellence c'est de l'océan bleu et si pour vous le bonheur c'est une plage, un palmier, un cocktail et des doigts de pied en éventail alors dans la vie océan bleu, le bonheur c'est choisir sa pierre, la tailler le mieux possible, la polir le mieux possible et l'insérer dans l'édifice le mieux possible.

L'édifice fut il branlant au moins j'ai fait ma part.

 

P: Merci fabian

Vous êtes débile

Vous êtes débile

October 1, 2020

P: Bonjour Fabian !

 

F: Bonjour Pablo ! Bonjour à tous !

 

Sud Radio, la Minute du Coach.

 

P: Le thème d'aujourd'hui c'est:  "Vous êtes débile". Merci beaucoup Fabian, merci d'être venu !

 

F: Je t'en pris, Pablo mais tu es débile et moi aussi d'ailleurs. 

 

P:  On l'est tous un peu.

 

F: Ah oui oui, tous. On a tous des comportements parfaitement irrationnels. Et justement, je peux les stresser avec quelques quelques anecdotes, quelques exemples, je pense notamment à ce que mon ami Romain Bouvet m' a raconté. Romain c'est un neuroscientifique de très très haut vol donc c'est quelqu'un qui grâce à ses recherches comprend de mieux en mieux comment notre cerveau fonctionne. Et Romain n'arrête pas de nous dire à nous marketeurs, vendeur, que finalement ce que dit le clients, ce que pense le client on s'en fout, c'est son cerveau qui nous intéresse. Et évidemment entre ce que pense un client, ce que pense quiconque et son cerveau, il y a une différence notoire. Mais pour le commun des mortels mon cerveau il est sous mon contrôle pas du tout et je te donne un exemple.

L'exemple est le suivant et c'est un bel exemple que Romain nous nous donne pour expliquer en quoi le cerveau peut presque fonctionner indépendamment de notre pensée. Il dit : "est-ce que vous aimez les rires préenregistrés dans les séries, dans les séries télévisées ?"   Si tu regarde encore Friends, ça m'étonnerait tu dois tous les connaître par coeur, mais il y a des rires préenregistrés dans cette série si je ne me trompe.

 

P: Personnellement moi je déteste ça.

 

F : Ah oui mais  le monde entier Pablo déteste les rires préenregistrés ! Mais ton cerveau les

adore et ça c'est prouvé alors tout ça pour en m'arriver à vous expliquer en quoi nous sommes complètement débile. Je veux dire par là pour être plus précis, irrationnels.  Et je repense à une autre anecdote de Romain qui un jour lors d'une conférence écoute des gens parler avec beaucoup de passion et d'enthousiasme, qui de son régime vegan, qui de son régime protéiné et chacun y va du dernier carat ajouté à son régime pour le rendre extrêmement performant et puis à la pause tout ce petit monde se retrouve dehors autour d'une cigarette. Ça sont des

comportements débiles, complètement irrationnels, on y reviendra lors de plusieurs Minutes du Coach. Mais ce que je voulais surtout aborder aujourd'hui, c'est une histoire. Une histoire... alors, est-ce qu'elle est vraie ou fausse évidemment j'étais pas là pour vérifier, mais ça me vient d'une source intéressante c'est une anecdote qui concerne Gengis Khan que peut-être tu connais de nom. Gengis Khan pour les uns ce fut un chef de guerre sanguinaire pour évidemment toutes les populations...

 

P: Pour d'autres c'est aussi une chanson de l'Eurovision 1977, je pense c'était l'Allemagne.

 

F: Cette culture là que tu as m'impressionne !

 

P: C'est le nom d'un groupe et d'une chanson.

 

F: Et donc c'est quelqu'un qui est une figure légendaire est entouré d'un très très grand respect et en même temps dans toutes les régions d'asie qui l'a ravagé a été considéré comme un conquérant impitoyable et et sanguinaire.

Et un jour, en plein tournant d'une bataille, son aide de camp le cherche et ne le trouve pas or, on a besoin de lui. On a besoin de sa science et surtout de sa décision. Il le cherche partout. Pas moyen de trouver Gengis Khan, et soudain il a l'idée d'aller voir si il se trouve pourquoi

pas sous sa tente et bingo Gengis Khan est sous sa tente assis.

Et lui dit : "Nous sommes dans plein coeur de la bataille, nous avons besoin de vous". "Je suis en colère", dit Gengis Khan, "je ne peux pas réfléchir quand je suis en colère".

Ce que je veux exprimer par là, c'est qu'il tente d'apaiser son émotion forte.

Emotion dont on sait que plus elle est forte, moins  elle va nous permettre d'être intelligent.

 

P : Pour prendre une décision rationnelle.

 

F: Pour prendre une décision la plus rationnelle qui soit. Nous allons tendre vers la rationalité et activer ce que j'ai déjà nommé à ce micro "le système 2" qui est la vitesse de penser lente, rationnelle qui est coûteuse en énergie et pas se laisser abuser par son système 1, en l'occurrence tout cas pour Gengis Khan qui est la vitesse de penser rapide émotionnel et qui fait qu'on commet énormément d'erreurs de jugement.

 

P : Et donc on est tributaire de ses émotions forcément.

 

F : oui mais la bonne nouvelle c'est que quand on sait qu'on en est tributaire on peut se tenir à distance. Une distance d'Aigle, par exemple, laisser retomber le feu de la passion et alors seulement prendre une décision et Voler avec les Aigles.

 

P:  Merci Fabian.

Et si c’était une question d’intensité ?

Et si c’était une question d’intensité ?

September 24, 2020

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